Faits saillants
- Un niveau de confiance élevé : 90 % des dirigeants anticipent une croissance de leur organisation, malgré un environnement incertain.
- Des revenus en progression pour quatre entreprises sur cinq au cours de la dernière année.
- Frein principal : l’incertitude économique, citée par 58 % des dirigeants au Canada, devant l’intensification de la concurrence.
- Priorité n°1 : la transformation technologique de l’entreprise (46 %), suivie par la réévaluation des chaînes d’approvisionnement, des opérations et des achats (30 %).
- L’intelligence artificielle s’impose : la moitié des dirigeants en font le facteur externe ayant l’impact le plus important à court terme. Sept sur dix constatent déjà un impact majeur et quatre entreprises sur cinq ont réorganisé leurs équipes ou modes de travail pour en soutenir le déploiement.
- Une discipline d’investissement : indice d’investissement stable à 64 %, avec un ciblage des budgets sur l’IA et l’acquisition de nouveaux clients.
- Commerce mondial : confiance élevée dans la capacité à maîtriser les coûts liés aux tarifs, avec des stratégies combinant efficience, reconfiguration et diversification des sources d’approvisionnement.
- Expansion internationale : près de quatre organisations sur cinq projettent une implantation dans au moins un nouveau pays d’ici cinq ans. Le Canada entre pour la première fois dans le groupe des cinq destinations les plus attractives à l’échelle mondiale.
Entre ambition et prudence
Les dirigeants canadiens abordent 2026 avec un fort état d’esprit de croissance, tout en faisant preuve de prudence dans leurs décisions. Neuf sur dix affichent des perspectives positives pour leur organisation et quatre entreprises sur cinq ont vu leurs revenus progresser sur un an. Dans le même temps, l’incertitude économique demeure le principal frein identifié (58 %), devant la concurrence accrue.
Priorités stratégiques des dirigeants
La transformation technologique domine l’agenda des dirigeants canadiens. 46 % des exécutifs la placent parmi leurs priorités pour les trois à cinq prochaines années. Viennent ensuite la réévaluation des chaînes d’approvisionnement, des opérations et des achats (30 %) et, à parts égales, l’entrée dans une nouvelle catégorie de produits/services et la restructuration/réduction des coûts (28 %).
Cette hiérarchisation traduit une volonté claire des dirigeants canadiens de renforcer les fondations opérationnelles de leur organisation avant d’accélérer la diversification ou l’expansion. La transformation technologique apparaît comme un levier transversal de compétitivité, de productivité et de maîtrise des coûts.
Principales priorités stratégiques :
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L’intelligence artificielle au cœur de la transformation
L’intelligence artificielle est désormais perçue comme le facteur externe déterminant pour l’année à venir. En effet, la moitié des dirigeants estiment qu’elle aura l’impact le plus important sur leur organisation.
L’adoption s’accélère nettement. Sept dirigeants sur dix constatent déjà un impact majeur, en hausse de huit points en un an, et quatre entreprises sur cinq ont réorganisé leurs équipes ou leurs modes de travail afin d’en soutenir le déploiement.
Les priorités associées à l’IA portent sur la qualité des décisions, la précision des analyses, l’automatisation de processus et la recherche d’un avantage concurrentiel durable. La gouvernance et la sécurité des données s’imposent comme des prérequis de cette transformation.
« Au Canada comme ailleurs dans le monde, l’intelligence artificielle a dépassé le stade de l’expérimentation. Les dirigeants canadiens se distinguent toutefois par une approche particulièrement structurée de son déploiement, mettant l’accent sur la gouvernance des données, la cybersécurité et l’adaptation des compétences. L’intégration de l’IA ne se limite pas seulement aux cadres de gouvernance. Elle se traduit concrètement par une adoption croissante au cœur des opérations, ainsi que par son utilisation comme outil de développement de solutions et de services à forte valeur ajoutée destinés aux entreprises. L’IA devient ainsi un accélérateur d’efficacité opérationnelle, de création de valeur et de différenciation sur le marché. »
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Des investissements tournés vers la croissance
La dynamique d’investissement devient plus sélective, traduisant une volonté de concentrer les ressources sur des priorités stratégiques clairement identifiées. Près des deux tiers des organisations poursuivent l’augmentation de leurs budgets, prioritairement orientés vers l’intelligence artificielle et l’acquisition de nouveaux clients. L’indice d’investissement demeure stable à 64 %, signe d’une volonté de privilégier des projets à fort impact sur la croissance et la différenciation.
Commerce mondial et chaînes d’approvisionnement
Les perturbations du commerce mondial et la volatilité des droits de douane continuent d’influencer les décisions stratégiques. Quatre dirigeants sur cinq se disent confiants dans la capacité de leur organisation à maîtriser les coûts liés aux tarifs.
Pour maîtriser l’impact des droits de douane et de la volatilité des échanges, les organisations canadiennes combinent plusieurs leviers, amélioration de l’efficience opérationnelle à court terme, la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement et de processus clés puis la diversification des marchés et des sources d’approvisionnement afin de réduire la dépendance à quelques pays ou fournisseurs.
Le Canada parmi les cinq premières destinations d’expansion internationale
Malgré un contexte géopolitique instable, l’expansion internationale demeure une priorité pour de nombreuses entreprises du monde entier. Selon le baromètre mondial, près de quatre organisations sur cinq ayant des projets d’expansion prévoient de s’implanter dans au moins un nouveau pays d’ici cinq ans. Les destinations les plus fréquemment citées incluent les États‑Unis, l’Allemagne, le Royaume‑Uni et la Chine. Pour la première fois, le Canada intègre le groupe des cinq destinations les plus attractives à l’échelle mondiale.
« Si le Canada figure désormais parmi les cinq premières destinations d’expansion internationale, c’est en raison d’un équilibre entre stabilité économique et accès direct aux grands pôles commerciaux nord‑américains et internationaux. Dans un contexte mondial plus fragmenté, le Canada s’impose comme une base de croissance fiable et durable, permettant aux organisations de répartir leurs risques géographiques tout en s’appuyant sur un cadre commercial, réglementaire et d’innovation solide. »
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Les stratégies d’expansion gagnent en agilité. Près de la moitié des dirigeants ciblent de nouveaux marchés, tandis qu’un tiers ajuste ses priorités en faveur d’autres zones géographiques. La réussite de ces démarches repose désormais sur la capacité à gérer les enjeux géopolitiques, réglementaires, fiscaux, ainsi qu’à attirer et fidéliser les talents.
Conclusion : L’adaptabilité comme avantage concurrentiel
Les résultats du Baromètre des exécutifs 2026 montrent que les dirigeants canadiens combinent confiance et discipline stratégique. En plaçant la technologie, particulièrement l’intelligence artificielle, au cœur de leurs priorités, ils renforcent leur capacité d’exécution, leur résilience et leur compétitivité.
Dans un environnement incertain, l’adaptabilité ne relève plus d’une posture défensive. Elle constitue un véritable avantage concurrentiel. Les organisations investissent avec intention, ajustent leurs modèles et se positionnent pour réussir dans la durée.
Méthodologie
Cette analyse présente les résultats pour le Canada de la sixième enquête annuelle menée par Forvis Mazars auprès de dirigeants d’entreprises. Cette étude a été réalisée en octobre et novembre 2025 et recueille les points de vue de dirigeants d’entreprises à but lucratif dont le chiffre d’affaires annuel dépasse un million de dollars, dans 40 pays.
L’échantillon mondial comprend 3 012 répondants, recrutés via un panel en ligne. L’échantillon canadien se compose de 50 répondants.







