Étude | Baromètre européen des impôts de production 2026
Pour la cinquième année consécutive, Forvis Mazars en partenariat avec l’Institut Montaigne, publie le Baromètre européen des impôts de production. Cette édition 2026 compare le niveau et l’évolution des impôts de production dans 14 pays européens.
Depuis son lancement en 2020, dans le sillage des plans de relance engagés après la pandémie, ce baromètre permet d’objectiver l’évolution de la fiscalité pesant sur l’appareil productif, en France et en Europe.
- 3,6 % du PIBLe poids des impôts de production en France affiche une baisse comparée à l’édition précédente du baromètre (3,8% en 2023), mais reste 3 fois plus élevé que la médiane des autres pays de l’étude (1,2%).
- 104Si l’on regarde les chiffres en valeurs absolue, la France conserve la première place de la part des impôts de production. Les recettes tirées des impôts de production sont presque 4 fois plus élevées en France qu’en Allemagne (pour un PIB 1,5 fois moins important).
Présentation du Baromètre européen des impôts de production
Les conclusions de cette édition 2026, basée sur les données de l’année 2024, mettent en lumière une persistance des disparités au sein de l'UE. Si des tendances communes se dessinent, les structures fiscales restent profondément tributaires des arbitrages politiques nationaux.
Un nouveau pays à l'étude
La Roumanie fait son entrée dans cette cinquième édition, après l’ajout de la République Tchèque l’an dernier.
Sa présence se justifie par une solide tradition industrielle, en particulier dans les secteurs de l’automobile, de la construction ou de l’industrie énergétique. Il s’agit également d’un pays fortement intégré au marché européen, qui concentre à lui seul 72,3 % de ses échanges commerciaux.
Les grandes leçons de cette cinquième édition
1. Une singularité française persistante : des impôts de production parmi les plus élevés d’Europe
La France conserve un niveau de fiscalité de production incomparablement plus élevé que dans le reste des pays étudiés, exception faite de la Suède qui s’appuie sur ces impôts pour financer son modèle social.
2. Une tendance générale de baisse du poids de la fiscalité de production
Parmi les 14 pays étudiés, une majorité d’entre eux enregistre une baisse relative du poids de leurs impôts de production, traduisant une progression des recettes fiscales inférieure à celle du PIB. Cette diminution est particulièrement marquée au Danemark (-11,96 %), en Pologne (- 11,33 %), au Portugal (-9,37 %), en Allemagne (-8,49 %) et en Espagne (-8,15 %).
Toutefois, cette baisse moyenne au niveau européen pourrait davantage s’expliquer par des facteurs conjoncturels et des effets statistiques, que par une véritable convergence politique entre les États membres ou même des politiques nationales volontaristes.
Focus France
Le poids des impôts de production en France affiche la baisse la plus importante des trois dernières éditions du baromètre, avec un recul de 6,5 % (de 3,82 % en 2023 à 3,57 % du PIB en 2024).
Cette baisse masque en réalité des dynamiques pour l’essentiel indépendantes des choix politiques, et liées à des facteurs conjoncturels.
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